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C’est une unité de prestige de la police. Une équipe d’enquêteurs aussi incontournables que discrets, qui n’ouvrent que rarement leurs portes à la presse, dans ce quatrième et dernier étage de l’hôtel de police annécien. Bienvenue dans l’antre de la police judiciaire (PJ) d’Annecy, avec sa vue imprenable sur le lac.

S’il fallait résumer le quotidien de cette vingtaine d’hommes et femmes, c’est d’être confronté à ce que la criminalité locale produit de plus grave. Homicides, grand banditisme, délinquance financière, trafics. « Le gros de l’activité, ce sont les stups, il n’y a pas un meurtre tous les jours », précise le commissaire Duhamel, chef de l’antenne de police judiciaire des Savoie. Ces dossiers « stups » sont réguliers, avec la traque des trafiquants, comme c’était le cas par exemple mi-novembre : une équipe de la PJ a jeté ses filets sur un «go fast», un convoi de produits stupéfiants destinés à la Haute-Savoie, stoppé à Valence, en provenance du Sud.

Filatures, écoutes téléphoniques, interrogatoires

De façon schématique, dès que l’on sort de la délinquance du quotidien, dès que la justice soupçonne un niveau de criminalité au-delà de la norme, elle fait appel à ses services. « Ça ne veut pas dire qu’on est plus intelligent », commente le commissaire, comme pour ménager les susceptibilités de la maison. Et « il y a largement assez de travail pour tout le monde ».

Filatures, écoutes téléphoniques, entretien d’un réseau d’informateurs parfois rémunérés (« on n’attrape pas des mouches avec du vinaigre »), le travail de ces enquêteurs peut ressembler aux ambiances des romans policiers, des séries télé. Avec ses à-côtés pas toujours visibles à l’écran : les interminables heures d’attente sur le terrain, les toutes aussi longues heures de bureau pour assurer à l’écrit une procédure pénale la plus irréprochable possible.

Pour être un bon enquêteur judiciaire, « il faut être pugnace, méticuleux, patient », précise le commissaire. Autrement dit, il faut « avoir faim » et ne pas lâcher, face à des individus qui savent « innover » pour tenter de passer entre les mailles du filet.

« Créer le climat » propice aux aveux

Une fois qu’un suspect est identifié et interpellé, le travail des enquêteurs de la PJ est loin d’être terminé : il faut réussir à le faire «parler». Parvenir à « créer le climat » propice aux aveux, raconte Thomas*, 51 ans, 30 ans de police au compteur. Même s’il se « demande parfois jusqu’où ira l’horreur » au cours de ses enquêtes, il s’efforce de rester impassible face aux suspects. « On a forcément notre jugement de valeur mais il faut rester à distance, sans parti pris ». À terme, faire basculer un individu vers les aveux peut être synonyme de moments de grande intensité. « C’est pour ces quelques secondes d’émotion que je fais ce métier », confie Thomas. Une fois ce travail fait, la justice prend alors le relais. « Nous, on marque l’essai, c’est ensuite au juge de transformer ».

Le service est incontournable localement, mais n’est pas épargné pour autant par les difficultés budgétaires, qui font partie du quotidien de la police nationale. Le commissaire note un « léger sous-effectif » à la PJ, d’autant que recruter un nouvel élément n’est pas toujours aisé, même quand des postes sont ouverts. Certes, le « métier est perçu comme prestigieux mais aussi comme très prenant », et le quotidien de l’enquête n’est pas toujours facile à concilier avec une vie de famille.

« Pour moi, ça s’est toujours bien passé, assure Thomas. Ça nécessite bien sûr des sacrifices, mais tout peut être accepté si c’est dit franchement ». Au commissaire de trancher la question : la PJ, « c’est très contraignant, mais c’est un métier fabuleux ».

* Prénom d’emprunt.

Les experts de la police scientifique, indispensables collecteurs d’indices

« J’ai fait ce métier à cause des séries télé, je suis de la génération «Experts»  », sourit Sonia, 25 ans, dernière arrivée au sein de la PTS annécienne, la police technique et scientifique.

Accolée aux bureaux de la PJ, utile à différents services du commissariat, la PTS compte cinq personnes à Annecy. Sonia, elle, a dû ranger sa culture télévisuelle au placard : « Maintenant ça me fait marrer de regarder ces séries, ce n’est pas du tout réaliste ». Pas de déception pour autant : « Je suis très contente de faire ce métier ».

C’est à ces techniciens qu’incombe le rôle parfois ingrat de ratisser les premiers une scène de crime, mais aussi un lieu de cambriolage, ou d’incendie.

Empreintes digitales et ADN

Leur quotidien varie en deux temps. D’un côté le temps d’astreinte, où il faut se déplacer sur le «tout-venant», en fonction des besoins du commissariat. D’un autre le temps d’enquête, pour approfondir des dossiers complexes, par exemple « figer la scène et tenter de comprendre » le scénario d’un homicide. Pas de place pour la routine, « on arrive chaque matin sans savoir ce qui va nous arriver ».

Les «petites mains» de la police collectent photos et empreintes digitales, à la fois sur les scènes de crime et lors d’interpellations de suspects. Ils produisent aussi des portraits-robots lorsqu’un individu non identifié est recherché.

« L’ADN s’est généralisé, on le prélève pour quasiment tous les mis en cause », poursuit Géraldine*, la chef de service. Qui en profite pour souligner le sentiment que son métier n’est pas toujours reconnu à sa juste valeur, en écho à un mouvement de protestation national des policiers de la PTS.

*Prénom d’emprunt.

Des affaires emblématiques de la criminalité locale

Les affaires traitées par la PJ d’Annecy se retrouvent régulièrement à la une des médias locaux, voire nationaux.

Ainsi en août dernier, lorsque les enquêteurs interceptent le véhicule de ce père de famille annécien, à Doussard, qui transportait le corps de sa compagne dans le coffre de son véhicule.

Paradoxalement, les dossiers les plus médiatiques ne sont pas toujours les plus complexes à traiter : le cas tragique évoqué ici n’a « pas demandé d’enquête particulière », raconte un membre de la PJ, puisque c’est un proche du couple qui a donné l’alerte, et qui a entraîné l’interpellation.

Plus récemment encore, le 19 novembre, les hommes de la PJ ont interpellé un homme qui avait tenté d’assassiner sa compagne, à Genève, après un mois de cavale.

Autre dossier sensible qui a marqué l’actualité à Annecy : l’affaire Saint-Michel, et ces soupçons d’agression sexuelle. Dans ce dossier, l’ancien directeur adjoint du lycée, Jean-Marie Boasso, est toujours mis en examen pour détention d’images pédopornographiques, la procédure est en suspens pour des questions de forme.

Impossible ici de citer tous les dossiers d’ampleur menés par la PJ annécienne. Les grosses opérations liées au trafic de stupéfiants font partie des classiques.

En ce qui concerne la délinquance financière, la PJ avait notamment dirigé l’enquête visant M. Addi, condamné pour escroquerie, faux et usage de faux, blanchiment aggravé en , quelques jours avant de se donner la mort en prison.

PoliceHomicideEnquêteAnnecy (Haute-Savoie)


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