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Game of thron s8ep 5

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Never trust la belle-doche

« Je ne suis pas aimée ici. » Ne jamais sous-estimer la profondeur d’une faille narcissique. Alors que les morts ont été terrassés – « et qu’il reste à affronter les vivants » (pas forcément plus aimables, suggérait Tyrion dans l’épisode précédent), Daenerys et ses tresses dignes d’un tuto Jean-Louis David, ne sont pas contentes. Il n’y en a que pour Jon Snow (le peuple est toujours plus enclin à confier les clefs à un représentant du genre masculin). Fini le bon temps des foules en délire qui tournoyaient autour de leur libératrice. C’est énervant, à croire que les gens ne comprennent que « la terreur », en conclut l’interventionniste-expansionniste.

Aimant à marier politique et psychanalytique, « Game of Thrones » raconte, le temps d’un épisode inoubliable (comme souvent les avant-derniers, rappelez-vous « les Noces pourpres » ou « la Bataille des bâtards »), l’histoire d’un embrasement. Voilà huit ans qu’on nous vend la gentille Daenerys, son idéal de liberté, sa soif de justice sociale. Bienvenue dans une nouvelle dimension, en espérant que vous êtes à l’aise avec le nihilisme. Ou comment tout fout le camp parce qu’une structure interne fragile entre en résonance avec une légitime frustration.

Le tout attisé par une inextinguible soif de vengeance (la fidèle Misandei a été décapitée par Cersei sous les yeux de Daenerys) et la vexation de constater que Snow, malgré ses déclarations d’amour, n’ose plus passer à l’acte depuis qu’il sait que la mère des dragons est aussi sa tante. Les sœurs Stark avaient pourtant prévenu Jon : elles ne faisaient pas confiance à cette potentielle belle-doche qui le rendait tout chose. « Game of Thrones » ne rechignant pas à piller les refrains de Michael Jackson, Arya et Sansa y sont même allées de leur « We Are Family » (pendant que Daenerys, elle, fredonne sans vergogne que tout ce qu’elle veut, c’est « A Better World »).

(HBO)

Bref, si certains avaient depuis longtemps détecté les tendances tyranniques de la très populaire « Mother of Dragons », la violence de son basculement du côté du mal, au mépris de tous ses engagements, reste un choc majeur et le sentiment, devant l’écran, d’atroce gâchis pourrait prendre l’ampleur d’un traumatisme collectif à la hauteur des « Noces pourpres »… Même que Cersei (quasi muette tout au long de cet épisode) fait figure de pas si méchante à côté. Au point de se demander si tant de cruauté sans partage n’est pas un expédient un peu facile – le questionnement n’était-il pas bien plus troublant quand la Khaleesi se prenait les pieds dans le tapis en voulant faire ce qu’elle estimait être le bien ?

La guerre, c’est moche

La plupart du temps, « Game of Thrones » semble n’avoir jamais entendu parler de L’Ecole des Annales ni de Braudel. Obsédée par le destin des têtes couronnées (pour le coup, la promesse est dans le titre) et l’histoire des grandes batailles, la série se soucie peu du peuple. Cet épisode vient contrecarrer en partie la chose en mettant en jeu la vie des habitants de Port-Réal. Le réalisateur Miguel Sapochnik (déjà aux commandes, sur cette saison, de l’attaque de Winterfell par les Marcheurs blancs ainsi que de « la Bataille des bâtards » en saison 6) fait le choix de filmer le cauchemar au plus près des victimes.

Par sa crudité mais surtout par sa longueur – l’horreur du massacre, la répétition des scènes de chaos derrière les murs de la ville dévastée –, la séquence tire soudain la série loin de son atmosphère de fantasy médiévale. Il est question, frontalement, du crime de guerre commis par Daenerys et, l’espace d’un épisode, l’heure n’est plus aux rebondissements personnels, mais à l’effroi collectif devant la boucherie méthodique. Il y a bien quelques passes d’armes entre héros mais la mort qui prend le pas sur toutes les autres, est collective, aveugle, anonyme. On meurt piétiné dans un mouvement de panique, trucidé sans un regard, écrasé sous les décombres. Un souci de réalisme, qui suscite des références contemporaines, évoquant la guerre, juste à côté de chez nous, ici et maintenant.

Les Lannister sont les meilleurs

Peter Dinklage (HBO)

Parce que franchement, entre la scène de retrouvailles d’Arya et de Jon, dans le premier épisode de cette saison, et celle d’adieu de Jaime et Tyrion, il n’y a pas match. De toute façon, entre Tyrion et tous les autres, il n’y a pas match. Une fois encore, il est le seul à se préoccuper de l’intérêt collectif supérieur, au point de se sacrifier avec l’élégance qui le caractérise : « La vie de milliers de victimes innocentes contre celle d’un nain pas si innocent, cela me semble un honnête marché. » Et puis, il y a cette confidence existentielle, faite à Jaime et qui entre direct au panthéon des meilleures répliques de la série : « Sans toi, je n’aurais pas survécu à mon enfance. »

Grandir un peu (il est temps)

Au cœur d’un épisode intitulé « les Cloches », on ne peut s’empêcher de penser que la plus belle de toutes, c’est ce grand dadais de Snow qui en sait décidément toujours aussi peu sur la nature humaine. Instrument involontaire du massacre perpétré par une Daenerys à laquelle il a juré allégeance, notre héros, qui n’a eu de cesse de refuser le pouvoir, comprend un peu tard qu’on ne monte pas forcément sur le trône parce qu’on en crève d’envie ou parce qu’on est le meilleur pour le job. Mais parfois simplement pour éviter le pire.

Peser longuement le choix d’un prénom

Ici, une pensée pour les petites filles nées à travers le monde ces dernières années et prénommées Daenerys.


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