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Ement le film cloverfield paradox

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Depuis , Netflix s'est sérieusement investi dans la production et distribution de contenus exclusifs. Si ses séries sont largement commentées dans à peu près tous les médias, les films, eux, restent à quelques exceptions près –parfois spectaculaires comme Okja, sélectionné à Cannes et mis en ligne sur la plateforme fin juin , The Cloverfield Paradox, disponible seulement quelques heures après la diffusion de sa première bande-annonce lors du Super Bowl ou Roma, Lion d'or à Venise, meilleur film étranger, meilleur directeur de la photographie et meilleur réalisateur aux Oscars – confidentiels. Même si d'année en année, la visibilité des contenus progresse.

L'interface du géant de la SVOD aide peu. L'éditorial n'y a pas sa place, chaque titre étant traité à égalité avec les autres sans réelle hiérarchie sinon la mise en avant des dernières sorties et des tendances, sans oublier les suggestions de l'algorithme.

Il est donc essentiel que les médias s'y plongent avec plus de curiosité pour offrir de nouveaux regards sur une production pléthorique. Voici un guide subjectif de toutes ces œuvres classées par ordre antéchronologique de sortie au sein de chacune des cinq catégories.

Sommaire:
–À ne pas manquer (29 films)
–Recommandé (93 films)
–Ça se tente bien ( films)
–Allez, soyons fous (79 films)
–Bon, si vous y tenez vraiment (30 films)

À NE PAS MANQUER (29 films)

Anima (Paul Thomas Anderson, , 0h15)

Ce clip de luxe offre à Thom Yorke un merveilleux écrin construit autour de trois titres de son nouvel album solo. Fort d'un travail soigneusement chorégraphié mettant en scène le chanteur de Radiohead comme pris dans une drôle de mécanique des corps à la fois inquiétante et burlesque, Paul Thomas Anderson saisit à la perfection ce mélange de ténébres contemporaines et de lumière qui fait la force de l'univers de l'artiste britannique.

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Rolling Thunder Revue (Martin Scorsese, , 2h22)

Comment trouver une forme narrative pour encapsuler quelque chose du génie de Bob Dylan ? Todd Haynes avait construit un biopic fragmenté offrant le rôle à plusieurs acteurs. Martin Scorsese mêle images d'archives, interviews des vrais protagonistes de cette tournée historique des années et personnages fictifs pour un documentaire poétique qui se joue des masques afin de mieux approcher la vérité d'un homme grimmé. Outre les performances inspirées de Dylan et sa troupe de luxe (Patti Smith, Joan Baez, Roger McGuinn), le film croque aussi un morceau d'Amérique.

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Triple frontière (J.C. Chandor, , 1h53)

J'aime quand un plan se déroule sans accroc, pourraient lancer les héros de Triple frontière, sauf que malheureusement pour eux, ce n'est pas l'agence tous risques ici. Le cinéaste J.C. Chandor livre un solide film d'action très premier degré autour d'une bande d'anciens militaires qui se fixent pour mission de cambrioler en pleine jungle sud-américaine le chef d'un dangereux cartel. D'Oscar Isaac à Charlie Hunnam en passant par Garret Hedlund et même Ben Affleck le casting est impeccable et la mise en scène soigné pour un spectacle de bonne qualité qui dessine en filigrane le sort amer réservé à ceux qui donnent leur vie pour leur pays.

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High Flying Bird (Steven Soderbergh, , 1h30)

Un film tourné à l'iPhone et diffusé uniquement sur Netflix… Steven Soderbergh se tourne résolument vers l'avenir. Sauf qu'ici, ces choix économiques autant qu'esthétiques vont de pair avec le propos. Sous couvert de l'histoire d'un agent qui tente de mettre fin à un conflit social qui oppose les propriétaires des équipes NBA au syndicat des joueurs, le cinéaste ausculte certaines structures du capitalisme où les intérêts de ceux qui possèdent le pouvoir sont de plus en plus déconnectés de ceux qui travaillent pour eux. Il nous parle de racisme, de disruption. Et in fine du pouvoir des artistes, dont le message et la passion sont plus forts que les entités qui les financent.

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Fyre, le meilleur festival qui n'a jamais eu lieu (Chris Smith, , 1h37)

L'histoire de ce festival de musique pour influenceurs qui tourna au fiasco complet est tellement folle et symptomatique de quelque chose de notre époque que la raconter depuis l'intérieur ne pouvait donner qu'un film complètement fascinant. Mission réussie pour Chris Smith qui saisit à force de témoignages des membres de l'équipe puis des spectateurs médusés et floués quelque chose d'assez fort sur le déni des participants d'une aventure humaine qui va droit dans le mur.

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Roma (Alfonso Cuaron, , 2h15)

Voilà, si un film mériterait qu'on s'abonne à Netflix, ce serait celui-là. Roma d'Alfonso Cuaron restera pour moi le sommet cinématographique de Et sans conteste le plus beau film distribué par la plateforme à ce jour. Au point d'avoir une vraie chance d'être nommé à l'Oscar du meilleur film après son Lion d'or à Venise. Cette chronique familiale, filmée dans un noir et blanc splendide, est inspirée par la propre adolescence du réalisateur dans le Mexique des années mais centrée sur les femmes de sa vie : sa gouvernante et sa mère. L'occasion pour Cuaron de filmer les peines et les petites joies de cette vie d'intérieur. Comme en marge de la grande histoire. Par petites touches et grandes scènes imposantes, il dessine avec sensibilité les drames qui ébranlent peu à peu l'unité familiale et la résilience qui la maintient à flot. C'est beau, c'est fort, bouleversant à bien des égards et ça laissera certainement un tas de spectateurs un peu sur le côté de la route. Les autres se souviendront longtemps de ce voyage à la recherche du temps perdu.

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La Ballade de Buster Scruggs (Joel et Ethan Coen, , 2h13)

Annoncé au départ comme une mini-série, le nouveau projet des frères Coen se déploie finalement comme un film à sketches composé de six épisodes. Le temps pour les cinéastes de déployer toute la profondeur de leur écriture au service de bouts de fiction tantôt très dialogués, tantôt plus taiseux. On trouve dans cette exploration de l'imaginaire du grand Ouest tout ce qu'on aime chez les frères Coen, ce mélange de poésie absurde, d'idiotie crasse, de violence sèche, de verve comique et de tragédie existentielle. Le film s'ouvre d'ailleurs sur une défense contre l'accusation de misanthropie pour plaider la simple observation de la condition humaine avec toutes ses nuances. Rarement le projet cinématographique des cinéastes n'avait été aussi mis à nu.

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De l'autre côté du vent (Orson Welles, , 2h02)

C'est un des événements cinéphiliques de cette année La sortie sur Netflix de De l'autre côté du vent sur lequel Orson Welles travailla à partir de et qu'il laissa inachevé à sa mort en Le film superpose deux niveaux de fiction. D'un côté, la fête du 70e anniversaire du cinéaste Jake Hannaford (John Huston), traitée à la manière d'un documentaire. De l'autre, de longs extraits du dernier film de celui-ci, dans un style proche du modernisme d'Antonioni. Malgré une deuxième heure un peu moins enlevée, la mise en scène stimulante de Welles ainsi que les jeux de miroirs tantôt amusés tantôt cruels entre les récits et les différents personnages font de cette œuvre posthume un monument réjouissant représentatif de l'esprit d'expérimentation du cinéma américain du début des années

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Private Life (Tamara Jenkins, , 2h06)

Cette chronique douce amère d'un couple de quadragénaire new-yorkais ayant toutes les difficultés du monde à concevoir un enfant est une jolie réussite pour Netflix. De la mise en scène de Tamara Jenkins à l'interprétation de Paul Giamatti et Kathryn Hahn en passant par l'écriture des dialogues, tout respire ici la finesse et la sensibilité pour traiter d'un sujet difficile. L'empathie est forte pour un résultat des plus émouvants. Kayli Carter est parfaite dans le rôle de la jeune nièce pleine de créativité et de fantaisie qui vient apporter son aide au couple.

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Aucun homme ni dieu (Jeremy Saulnier, , 2h05)

Auteur de deux séries B remarquées – Blue Ruin et Green Room –, Jeremy Saulnier arrive chez Netflix auréolé d'une réputation flatteuse de jeune espoir du cinéma américain. Aucun homme ni dieu confirme d'ailleurs le fort potentiel du cinéaste qui signe ici un film de chasse à l'homme aussi sec que le climat de l'Alaska lui servant de cadre. Tout en tension, le long métrage centré sur une histoire de meurtre et de loups sauvages s'appuie sur son décor enneigé et un scénario à trappes emprunt de mystère pour tirer peu à peu sa mise en scène vers une fascinante abstraction trouée de saisissants moments de violence.

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Au pays des habitudes (Nicole Holofcener, , 1h38)

Si l'œuvre de Nicole Holofcener bénéficie d'une vraie reconnaissance critique aux États-Unis, elle n'est jusqu'ici jamais arrivée de ce côté-ci de l'Atlantique. Impair réparé grâce à Netflix et ce Au pays des habitudes, une comédie un peu douce et très amère sur l'histoire d'un jeune retraité qui a quitté sa femme pour se trouver confronté à une forme de vide existentiel derrière où il n'est nul part à sa place. Les rapports intergénérationnels y sont touchants et tendres. Et Ben Mendelsohn est parfait pour incarner avec élégance ce malaise désabusé.

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À tous les garçons que j'ai aimés (Susan Johnson, , 1h39)

Vous avez rêvé d'une comédie romantique qui traiterait sans une once d'ironie de la difficulté d'assumer ses sentiments, de deuil, de la famille, de fantaisie avec un jeune cast attachant à souhait des premiers aux seconds rôles ? Netflix l'a fait. Si la plateforme investit largement ce genre quelque peu délaissé des salles, le film de Susan Johnson adapté d'un best-seller signé Jenny Han est jusqu'ici le résultat le plus probant, confirmant une certaine montée en gamme après la hype des derniers mois entourant Petits coups montés et Alex Strangelove. Le duo formé par Lana Condor et Noah Centineo est parfait, portant avec subtilité le trouble du jeu amoureux. Malgré quelques longueurs sur la fin, tout respire ici la sensibilité et la sincérité, à la manière qu'a le film d'assumer avec naturel sa part coréenne sans jamais forcer le trait.

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Us and Them (Rene Liu, , 2h00)

Carton du box-office chinois de ce début d'année, ce premier film signé de la comédienne et chanteuse taïwanaise Rene Liu suit sur une décennie deux personnages Lin Jianqing et Xiao-Xiao, dont les destins n'en finissent plus de se croiser notamment au Nouvel An quand ils quittent Pékin pour regagner leur province d'origine. Portée par deux acteurs charismatiques, cette œuvre nous présente un pays modernisé où l'individualisme et le matérialisme sont des acquis qui entravent chacun autant qu'ils ne les portent. C'est une des grandes forces de cette romance lorgnant doucement vers la critique sociale et le mélo, les personnages existent ici plus fort qu'un quelconque message que le film chercherait à asséner. Rene Liu les laisse tour à tour se perdre et se retrouver, mûrir, évoluer, tomber et se relever. Perdants magnifiques. La réalisatrice peut surtout compter sur la superbe photographie signée Mark Lee Ping-bing à qui l'on doit déjà celle d'In The Mood For Love de Wong Kar-Wai ou des films de Hou Hsiao-Hsien (Millennium Mambo, Café Lumière, The Assassin…). Sa palette de couleurs jouant aussi bien sur les tons chaleureux que le noir et blanc de manière joliment justifié par l'histoire offre au film un magnifique écrin qui donne toute sa force à ce récit amoureux.

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Rachel Dolezal, un portrait contrasté (Laura Brownson, , 1h41)

C'est une de ces petites polémiques qui font le sel de l'actualité. En , l'activiste Rachel Dolezal, à la tête de de l’association nationale pour la promotion des gens de couleur à Spokane dans l’État de Washington, se retrouvait au cœur d'une controverse après que ses parents ont déclaré qu'elle était une femme blanche se faisant passer pour noire. Née d'un père et d'une mère blancs, la jeune femme s'identifie afro-américaine. Un positionnement qui lui a valu de violentes accusations d'appropriation culturelle et l'ont réduit au rôle de paria. Rachel Dolezal, un portrait contrasté de Laura Brownson nous plonge dans son intimité, lui donnant une chance de raconter son histoire, tout en donnant à entendre les arguments de ses opposants. Le tout donne lieu à un portrait à la fois touchant et nuancé qui explore avec intelligence la question complexe de l'identité au croisement de l'invention de soi, de l'héritage historique et du jeu social. Je est un autre?

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Psychokinesis (Yeon Sang-Ho, , 1h41)

Réalisateur du film de zombies Dernier Train pour Busan, remarqué en sélection officielle à Cannes en , Yeon Sang-Ho revient avec un film qui en est presque le contrepied. À la tonalité desespérée du précédent opus qu'on se prenait comme un uppercut, le Coréen a préféré cette fois une légèreté plus amusée. Avec Psychokinesis, il mêle les codes de la comédie, du film de super-héros, de la fable politique et du mélo familial dans un récit foutraque, porté par une mise en scène très maîtrisée, autour de l'histoire d'un père qui se découvre le pouvoir de déplacer à distance les objets au moment où sa fille est menacée d'expulsion par un gang musclé. Divertissement ludique de qualité, le long métrage se permet même le luxe d'être touchant.

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Annihilation (Alex Garland, , 1h55)

En raflant les droits internationaux de cette production Paramount, Netflix ajoute là la première pièce maîtresse de son catalogue Film aussi âpre dans sa narration qu'hypnotique visuellement, Annihilation a le potentiel de captiver un large public tout en générant de la conversation, sans rien renier de son ambition. Ce nouveau long métrage signé Alex Garland suit l'équipée de cinq femmes scientifiques dans une zone secrète où se multiplient des phénomènes mystérieux. On y retrouve notamment Natalie Portman dans une nouvelle performance envoûtante un an après Jackie. Comme Mother!, autre production Paramount, Annihilation tire sa force dans sa capacité à générer de nombreuses métaphores narratives dans lesquelles chacun peut venir y projeter ses angoisses, son humanité tout en maintenant une proposition visuelle audacieuse. Mais là où le film d'Aronofsky croulait sur une surenchère de bruit et de fureur, Alex Garland a choisi une épure bienvenue qui sied parfaitement à l'inquiétante étrangeté de l'ensemble. De bout en bout, Annihilation fait preuve d'une admirable maîtrise qu'on aurait tort de bouder.

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Forgotten (Hang Jun-Jang, , 1h48)

Netflix a acheté les droits à l'international de ce thriller coréen à la seule lecture du scénario. On les comprend tant cette histoire d'un homme qui enquête sur ce qui est arrivé à son frère disparu dix-neuf jours pour revenir sans aucun souvenir de cet intermède impressionne par ce qu'elle recèle de tensions et dans sa deuxième heure de twists à répétition. Mais Forgotten n'aurait pas été aussi brillant sans la mise en scène au cordeau de Hang Jun-Jang très doué pour tirer le meilleur de ses décors et de ses interprètes. Si l'ensemble n'a pas le souffle ou le folie d'un Memories of Murder, ce thriller quasi depalmesque nous accroche à notre siège jusqu'au bout. Pour l'heure, de loin l'acquisition asiatique la plus convaincante du catalogue films Original.

Voir le teaser coréen

Jim et Andy (Chris Smith, , 1h33)

Plongée fascinante dans les coulisses du tournage du biopic de Milos Forman Man on The Moon autour de la vie du comique Andy Kaufman, Jim et Andy, le documentaire de Chris Smith raconte bien plus que ça. Il rend compte bien sûr de la fusion de l'acteur Jim Carrey avec son personnage et ses avatars sur mais aussi en dehors du plateau dans une performance totalement folle et incontrôlable, riche en scènes savoureuses. C'est la partie méta du film, le geste rejoignant ici jusqu'au vertige celui de son modèle. Il interroge aussi le parcours du comédien canadien qui a explosé au box-office en avec trois rôles qui lui ont permis d'injecter un peu de folie et de débordement dans un genre souvent très réglé. Jim et Andy offre alors une réflexion sur le pouvoir anarchique du rire, pointant en filigrane tout ce que le masque permet de libérer chez ceux qui le regardent et l'accompagnent dans une catharsis libératrice. Enfin, le documentaire porte le récit d'une quête spirituelle vers le dépassement et l'effacement de soi pour dépasser les limites contraignantes de l'ego pris au piège des mirages de la société du spectacle. Si Jim et Andy est si bouleversant, c'est qu'il enregistre le chemin parcouru. Débarrassé de ses masques, Jim Carrey se remémore ce chaos, heureux. Il a définitivement traversé le miroir.

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The Meyerowitz Stories (new and selected) (Noah Baumbach, , 1h52)

Bien loin de la polémique sur l'opportunité de sa sélection en compétition à Cannes, on peut aujourd'hui apprécier les nombreux mérites du nouveau film de Noah Baumbach (Les Berkman se séparent,Frances Ha) qui ont su séduire Thierry Frémaux et ses équipes. À commencer par un cast parfait que ce soit Dustin Hoffman en patriarche sculpteur à la santé déclinante mais à l'ego certain ou bien Ben Stiller et Adam Sandler, qui incarnent ici ses fils, demi-frères aux caractères et à la fortune totalement opposés. On retrouve également ce qui fait le charme si singulier du cinéaste new-yorkais, ce mélange d'empathie totale pour ses personnages et en même temps une détermination presque cruelle à ne pas les ménager, soulignant au fil d'une intrigue construite en longs chapitres ces petits travers qui les rendent si humains. Comme chez Woody Allen, nous réalisons alors que nous sommes systématiquement plus petits que l'image que nous avons de nous. Il est grand temps de nous regarder dans le miroir, et d'en rire plutôt qu'en pleurer.

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Jessie (Mike Flanagan, , 1h43)

Très bonne surprise que cette adaptation de Stephen King par Mike Flanagan, dont c'est déjà le deuxième Original Netflix. Sur une trame en apparence minimaliste –une femme (grande performance de Carla Gugino) est menottée à un lit quand son mari est subitement victime d'une crise cardiaque–, le film tient parfaitement la route entre exploration psychologique et suspense horrifique. Aux effets faciles, Flanagan préfère la plongée dans la psychée sombre du couple, abordant de manière frontale la violence faite aux femmes. L'uppercut ne frappe pas toujours où on croit.

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Okja (Bong Joon-Ho, , 1h58)

Netflix tient certainement sa première œuvre majeure avec Okja, sélectionné à raison en compétition lors du dernier Festival de Cannes. Le Coréen Bong Joon-Ho y déploie avec agilité son imaginaire naviguant entre la féérie enfantine d'un Miyazaki, la farce grotesque et une critique sans fard du capitalisme. Un mélange des genres détonant porté par un drôle de cochon, qui ajoute une touche de poésie bienvenue à un univers décidément noir mais porteur d'espoir. Comme c'est écrit sur les affiches, du grand cinéma.

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War Machine (David Michôd, , 2h02)

Quelques mois après la sortie en salle du très réussi Un jour dans la vie de Billy Lynnsigné Ang Lee, War Machine de l'Australien David Michôd confirme que les récits les plus passionnants touchant à la guerre ont désormais quitté les zones de combat. C'est dans sa première heure –relatant la préparation de la mission de ce général inspiré par l'histoire vraie de Stanley McChrystal en Afghanistan– que le film est le plus original, drôle et pertinent. Un regard acéré sur la guerre moderne, porté par un Brad Pitt enjoué, qui malheureusement perd ensuite de son mordant.

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Get Me Roger Stone (Dylan Bank & Daniel DiMauro, , 1h41)

Si Donald Trump est aujourd'hui président des États-Unis, c'est grâce à lui. Du moins, Roger Stone est prêt à tout pour vous le faire croire. Ce documentaire passionnant sur un des plus influents hommes de l'ombre du parti républicain n'a rien à envier à House of Cards. De mensonges en coup bas, on revit plus de quarante ans de coulisses de la politique américaine du Watergate, où il était l'un des plus jeunes mis en cause, à la victoire de George W. Bush, qui ne lui est pas non plus tout à fait étrangère. Le diable probablement.

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Casting JonBenet(Kitty Green, , 1h20)

Si peu de films Netflix brillent par l'originalité de leur forme, Casting JonBenet est l'exception qui confirme la règle. Plutôt que de mettre en scène directement ce faits divers impliquant une jeune fille de 6 ans découverte morte dans la cave de la maison de ses parents à Boulder (Colorado), quelques heures après qu'ils ont signalé sa disparition, Kitty Green filme son casting des personnages principaux de l'affaire. Les acteurs auditionnent certaines scènes clés, donnant au passage leur interprétation divergente de ce qui a bien pu se passer, chacun prenant fait et cause pour celui qu'il est sensé incarner. Une brillante mise à distance critique de la réalité pour une affaire toujours irrésolue à ce jour.

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I Don't Feel at Home in This World Anymore (Macon Blair, , 1h36)

Grand prix du jury au dernier Festival du film de Sundance, le premier long métrage du scénariste Macon Blair impressionne par sa narration jusqu'au-boutiste. Ce Big Lebowski chez les white trash mais revisité sur un ton résolument dark et pince-sans-rire offre une perspective à la fois drôle et étonnante sur les méfaits de la connerie humaine. Un joli coup pour Netflix servi par une distribution impeccable, Melanie Lynskey en tête.

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Au fin fond de la fournaise (Werner Herzog, , 1h47)

Rien ne ressemble moins à un film Netflix qu'un film de Werner Herzog. C'est sans doute pourquoi ce documentaire sur les volcans à toute sa place sur la plateforme. Le cinéaste allemand y prend pour prétexte l'accompagnement du vulcanologue britannique Clive Oppenheimer au plus près des entrailles de la Terre pour questionner notre rapport à la vie, à la mort ainsi qu'à nos origines. Peu de cinéastes parviennent comme lui à capter l'essence d'un mystère.

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Le 13e (Ava DuVernay, , 1h40)

Le documentaire d'Ava DuVernay (Selma) est un modèle d'intelligence et de sensibilité. Le 13e –référence au 13e amendement qui a aboli l'esclavage en tout en incluant, on le sait moins, une clause restrictive pour les criminels– décrypte avec brio les diverses mesures qui, au fil du temps, ont fait des Afro-Américains des citoyens de seconde zone, privés pour beaucoup de leurs droits élémentaires, simples pions de la machine capitaliste. À force d'analyses et de témoignages, le film dessine les contours d'une tragédie dont les mécanismes sont malheureusement trop peu exposés.

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Tallulah (Sian Heder, , 1h51)

Premier long métrage d'une scénariste d'Orange is the New Black, Tallulah se démarque légèrement des convenances du film indé américain en prenant résolument le parti des femmes. Cette histoire d'une jeune un peu paumée qui kidnappe un bébé délaissé après s'être fait larguer –brillamment interprétée par Ellen Page et Alison Janney– est le prétexte à trois beaux portraits de personnage blessés en butte avec une société patriarcale.

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Team Foxcatcher (John Greenhalgh, , 1h31)

S'il n'est pas tout à fait à la hauteur du puissant film de Bennett Miller avec Steve Carell, Mark Ruffalo et Channing Tatutm sur la même affaire, ce documentaire assez classique sur la forme passionne par la folie grandissante de son personnage –le milliardaire excentrique John Du Pont–, pris dans une spirale paranoïaque qui finit dans la violence. Un récit maîtrisé aux vrais airs de tragédie.

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RECOMMANDÉS (93 films)


The Black Godfather (Reginald Hudlin, , 1h58)

Ce documentaire passionnant dresse le portrait d'une figure américaine méconnue mais oh combien influente : Clarence Avant. Négociateur hors pair, généreux mentor, conseiller de l'ombre… Cet Afro-américain aujourd'hui âgé de 88 ans a durablement marqué le milieu des affaires et de la politique, ce qui lui vaut d'être loué par plusieurs générations de rappeurs ou par Barack Obama, qui le consulta notamment avant de lancer sa campagne présidentielle.

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I am Mother (Grant Sputore, , 1h53)

Retour réussi pour Hilary Swank dans ce petit film de science-fiction malin et bien ficelé. La comédienne y joue une femme aguerrie confrontée à un robot mère en charge de la préservation de ce qui reste de l'espèce humaine. Pour le bien de qui ?

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Svaha : the sixth finger (Jang Jae-hyeon, , 2h02)

Avec cette histoire de bête fantastique et de secte occulte, Svaha : the sixth finger aurait pu être une énième série B grossière. Le film du Coréen Jang Jae-hyeon tient plutôt bien son atmosphère mystérieuse distillant ses effets au compte-gouttes à la manière d'un thriller inspiré.

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Booksmart (Olivia Wilde, , 1h45)

Tout juste diplômées du lycée, Amy et Molly se décident enfin à remiser leur sérieux habituel le temps d'une soirée comme pour rattraper le temps perdu. Belle réussite que cette première réalisation enlevée d'Olivia Wilde qui signe ici une teen comédie drôle et rafraîchissante sur le lacher prise et la difficulté de se sortir des images qui nous enferment. Le tout porté par deux actrices à l'alchimie revigorante : Kaitlyn Dever et Beanie Feldstein.

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Mourir au nom de la vérité (Hernán Zin, , 1h27)

Si le syndrome de stress post-traumatique chez les soldats de retour du front est largement documenté, celui qui frappe de nombreux journalistes qui couvrent la guerre fait l'objet d'une moindre attention. Ce documentaire touchant donne la parole à plusieurs reporters espagnols qui évoquent avec humilité les effets qu'ont eu leur métier sur leur vie personnelle et leur travail sur le terrain, en Irak notamment, parfois au risque de leur vie.
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Après Maria (Nadia Hallgren, , 0h37)

Ce moyen métrage documentaire suit le quotidien d'une famille de Porto Rico relogée temporairement dans un hôtel aux États-Unis après le passage de l'ouragan Maria en Alors que l'intégration se fait difficilement, l'aide du gouvernement arrive à son terme. Racisme, indifférence une autre facette de l'envers du rêve américain.

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Remastered : The Lion's Share (Sam Cullman, , 1h24)

Ce long volet de la série documentaire Remastered se penche sur l'histoire méconnue de la chanson Le Lion est mort ce soir. Composée à l'origine par l'artiste sud-africain Solomon Linda sous le titre de Mbube, elle ne connut le succès que plus tard dans sa réadaptation américaine. Le film suit l'enquête d'un journaliste sud-africain qui se bat pour que l'héritage artistique et financier de l'interprète original soit enfin reconnu.

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Jo-Pil Ho - souffle de rage (Lee Jeong-beom, , 2h07)

Dans la lignée du récent El Reino (sans la mise en scène et la bande-son survitaminées), l'histoire d'un flic ripoux pris peu à peu dans un engrenage de révélations qui le menace, pointant vers un système de corruption bien plus large. Un polar coréen noir porté par un anti-héros délicieusement ambivalent.

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Cap sur le Congrès (Rachel Lears, , 1h27)

Ce documentaire politique s'intéresse aux primaires démocrates qui ont précédé les élections législatives de Rachel Lears suit quatre jeunes candidates débutantes promues par une plateforme progressiste pour aller concurrencer des élus déjà installés. Parmi elles, la New-Yorkaise Alexandria Ocasio-Cortez dont le charisme emporte tout le film avec lui tellement la jeune femme crève l'écran. Au point de reléguer ces petites camarades à une portion réduite du documentaire. C'est à la fois la bénédiction et la limite d'un film qui grâce à sa formidable égérie parvient tout de même à redonner foi dans le politique. La tache n'était pas aisée.

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Le Professeur de musique (Sarthak Dasgupta, , 1h41)

Bonne surprise que cette comédie romantique indienne sur un professeur de musique qui se remémore son histoire avec une jeune et talentueuse élève devenue depuis une star. Son retour pour un concert en ville réveille chez lui des souvenirs tendres et douloureux. Outre le charme du couple de comédien, l'ensemble est manié avec beaucoup de sensibilité.

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Un homme chanceux (Bille August, , 2h42)

Le cinéaste danois, double Palme d'or à Cannes pour Pelle le conquérant et Les Meilleures intentions, signe ici une grande fresque historique particulièrement soignée sur un ingénieur plein de ressources fils d'un modeste pasteur qui tente de s'intégrer au cœur de la bourgeoisie de Copenhague. Un destin complexe riche en amour et en turpitudes à la hauteur d'une vie.

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Homecoming (Beyoncé, , 2h17)

Cette captation de la performance de Beyoncé à Coachella en , entrecoupée d'extraits des préparatifs du concert et de réflexions plus personnelles de la chanteuse sur sa vie, son rapport à son corps ou à l'histoire afro-américaine donne un bon aperçu de la force politique du projet de la star. Sans rien renier de son goût du grand spectacle. Un regard affûté sur le passé, un pied résolument dans le futur.

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The Perfect Date (Chris Nelson, , 1h30)

Révélation d'À tous les garçons que j'ai aimés, Noah Centineo poursuit son histoire d'amour avec Netflix avec cette nouvelle comédie romantique, la troisième à son CV. The Perfect Date est un véhicule parfaitement adapté à son charme du super boyfriend next door. L'acteur y joue un étudiant qui pour payer ses études propose ses services d'escort personnalisé pour dates. Son duo de charme avec la pétillante Laura Marano suffit à rendre cet ensemble globalement plutôt attendu agréable.

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Unicorn Store (Brie Larson, , 1h31)

La première réalisation de l'actrice Brie Larson a tout de la friandise légèrement acidulée. Unicorn Store s'attache ainsi à un personnage fantasque d'une artiste qui alors qu'elle débute un banal job de bureau s'évade d'un quotidien morose en imaginant qu'elle sera bientôt l'heureuse propriétaire d'une licorne. Encore doit-elle remplir les conditions adéquates. Un premier essai attachant malgré ses maladresses qui recèle une morale touchante sur le devenir adulte.

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Remastered : The Miami Showband Massacre (Stuart Sender, , 1h10)

Ce nouveau volet de la série documentaire Remastered ouvre une page douloureuse de l'histoire irlandaise. Le film de Stuart Sender fait le récit tragique du Miami Showband, groupe star du tournant des années , meurtri par l'assassinat de plusieurs de ses membres à un contrôle routier en juillet Les autorités britanniques ont-elles couvert les responsables loyalistes de l'attaque ? Un des musiciens survivant mène l'enquête.

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The Highwaymen (John Lee Hancock, , 2h)

Sur le papier, drôle de projet que ce Highwaymen qui reprend l'histoire de la cavale de Bonnie & Clyde pour la traiter du point de vue des policiers qui traquent le couple. Au final, le film de John Lee Hancock présente toutefois un classicisme de bon aloi plutôt cohérent avec son attachement à l'ordre. Le tout servi par les performances convaincantes du duo Kevin Costner/Woody Harrelson.

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Antoine Griezmann : champion du monde (Alex Dell et Damien Piscarel, , 1h)

S'il n'évite pas l'hagiographie et reste au final assez lisse dans tous les propos tenus donnant à voir peu de scènes inédites vraiment fortes, ce portrait du footballeur français a le double mérite de remettre ses performances dans le contexte d'un parcours atypique et de toucher à ce qui le rend finalement si attachant : Griezmann a à la fois la joie et l'humilité de celui qui a su réaliser envers et contre tout son rêve d'enfant.

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Ton Fils (Miguel Ángel Vivas, , 1h43)

La vie d'un chirurgien bascule le jour où son fils est sauvagement agressé à la sortie d'une boîte de nuit. Sa quête de justice et de vérité le plonge peu à peu dans des abîmes de noirceur insoupçonnés. Ce drame espagnol bien ficelé bénéficie d'une belle photographie pour toutes les scènes de nuit et de la performance très juste de l'acteur José Coronado en père gagné par ses démons.

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Isn't it romantic (Todd Strauss-Schulson, , 1h28)

La vie, ce n'est pas comme dans les comédies romantiques. Natalie (Rebel Wilson) se l'est entendue répéter depuis toute petite. Pourtant, après un choc à la tête, sa vie prend des airs de romances à l'eau de rose hollywoodienne. Cette douce satire des codes des comédies romantiques est tout autant une déclaration d'amour au genre, cherchant à lui apporter une touche bienvenue de modernité.

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The Drug King (Woo Min-ho, , 2h19)

Servi par une mise en scène élégante et une narration qui fait la part belle au visuel, The Drug King retrace l'histoire somme toute classique d'un petit dealer qui après une première déconvenue décide de voir les choses en grand et de prendre en main le trafic de drogue entre Busan et le Japon dans la Corée des années Le film se démarque toutefois de ses homologues américains par une âpreté et un sens du grotesque réjouissant. Song Kang-ho, acteur vu chez Park Chan-Wook et Bong Joon-Ho, livre là une nouvelle performance de choix.

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At Eternity's Gate (Julian Schnabel, , 1h50)

Difficile d'approcher la figure de Vincent Van Gogh après Vincente Minnelli et surtout Maurice Pialat, qui signait là un de ses plus beaux chefs-d'œuvres, mais Julian Schnabel s'en tire avec mieux que les honneurs. Si At Eternity's Gate n'est pas exempt de maladresses ne serait-ce que dans son étrange gestion des langues mêlant anglais et français au gré des scènes ou dans ses échanges un brin artificiel avec Paul Gauguin, le film, servi par un casting trois étoiles autour de Willem Defoe à nouveau impeccable, développe une imagerie poétique en mouvement qui donne à voir presque de l'intérieur le travail et les visions du peintre.

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Ruptures et compagnie (Madeleine Sami et Jackie van Beek, , 1h22)

Réalisatrices, scénaristes, actrices… Madeleine Sami et Jackie van Beek insufflent une belle énergie et une bonne dose d'originalité à cette comédie néo-zélandaise qui marche sur les plates-bandes de L'Arnacœur avec une esthétique un peu plus queer et un ton plus grinçant. Soit l'histoire de deux très bonnes amies, éternelles célibataires, à la tête d'une start-up qui aide à défaire les couples qui battent de l'aile. Une affaire sème peu à peu le doute sur le bienfondé de leur activité et leur choix de vie.

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Remastered : the two killings of Sam Cooke (Kelly Duane, , 1h14)

Ce nouveau volet de la série documentaire Remastered s'intéresse davantage à la carrière et à la légende du chanteur soul engagé qu'aux circonstances de sa mort. L'occasion de se replonger dans sa musique et de retracer un destin baigné dans la lumière avant de se laisser peu à peu gagner par l'ombre jusqu'à une fin tragique.

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Velvet Buzzsaw (Dan Gilroy, , 1h50)

Croisement fécond entre une satire du monde de l'art contemporain et le film d'horreur façon Destination finale,Velvet Buzzsaw délivre une imagerie à la fois froide, grinçante et inquiétante au service d'un humour pince sans rire. Jake Gyllenhaal est une nouvelle fois parfait en critique d'art obnubilé par l'œuvre posthume d'un artiste inconnu aux mystérieux pouvoirs. Dommage que très vite, le film de Dan Gilroy peine à déranger davantage sa narration très programmatique, balançant sans cesse entre premier et deuxième degré sans clairement choisir son camp.

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Animas (José F. Ortuño et Laura Alvea, , 1h27)

Une adolescente mal dans sa peau commence à avoir d'inquiétantes visions au moment où son meilleur ami, de plus en plus taciturne, semble s'éloigner d'elle après s'être mis en couple. En plus d'un script malin assumant et digérant parfaitement ses références, ce film fantastique espagnol impose une atmosphère vénéneuse au service d'un univers mental singulier. Une vraie curiosité.

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Remastered : Massacre at the stadium (Bent-Jorgen Perlmut, , 1h04)

Intéressant documentaire que ce quatrième volet de la série Remastered consacré à Victor Jara. Ce Bob Dylan chilien qui accompagna la montée au pouvoir de Salvador Allende fut une des victimes du coup d'État de Pinochet en Son assassinat est resté lettre morte pendant des années. Puis à la fin de la dictature, la parole se libéra. L'enquête reprit. Bent-Jorgen Perlmut s'intéresse à la vibrante carrière de ce chanteur engagé et au difficile travail de mémoire que connaît le Chili depuis une vingtaine d'années.

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Juste pour rire (Greg Pritikin, , 1h38)

Belle surprise que cette comédie sur un agent à la retraite qui, envoyé dans une résidence pour personnes âgées, retrouve un humoriste qu'il avait lancé des années auparavant. Celui-ci avait décider d'arrêter subitement sa carrière pour fonder une famille alors qu'il se trouvait à la porte du succès. Les deux comparses décident alors de se lancer dans une dernière tournée. Chevy Chase et Richard Dreyfuss forment un duo particulièrement drôle et touchant dans ce road trip empreint d'une jolie mélancolie. En bonus : la présence à l'écran d'Andie MacDowell, c'est toujours ça de pris.

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Puis respirer normalement (Ísold Uggadóttir, , 1h42)

Un an après avoir reçu un prix de la mise en scène au festival de Sundance, cette comédie dramatique islandaise ouvre le bal des films Original pour On y suit une mère de famille qui connaît d'importantes difficultés financières. Pour tenter de s'en sortir, elle débute une formation au métier d'officier de patrouille frontalière et se trouve confrontée à une migrante, dont elle a débusqué le faux passeport. D'une juste sobriété, Puis respirer normalement donne à voir la rencontre de deux femmes abîmées par la vie qui tentent de ne pas finir étouffées. La dignité de celles qui, aux abois, parviennent à préserver quelque chose de leur humanité.

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Bird Box (Susanne Bier, , 2h04)

Bird Box, le blockbuster de cette fin d'année de Netflix, laissera sans doute sur leur faim ceux qui cherchent un met complet parfaitement tenu de l'entrée au dessert. Mais reconnaissons qu'il y a plein de choses à picorer dans cet étrange thriller qui tire un peu vers le film auterisant sans assumer le geste jusqu'au bout à la manière d'un Annihilation. La mise en place de cet univers apocalyptique gagné par une force mystérieuse qui pousse les gens au suicide est impressionnante. Le huis clos qui s'en suit est beaucoup plus convenu mais fourmille de petites idées, scènes, images qui maintiennent tout du long l'intérêt. Mère contrariée, amour interracial avec une femme presque deux fois plus âgée que son partenaire, visions poétiques tels ses oiseaux qui previennent les humains du danger… Susanne Bier défie les représentations comme en contrebande, aidée d'une Sandra Bullock toujours impeccable et d'un casting de seconds rôles malins à commencer par Trevante Rhodes révélé par Moonlight. Dommage que pour avancer le film ne soit pas parvenu à se défaire complètement de quelques grosses ficelles.

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Mowgli : la légende de la jungle (Andy Serkis, , 1h44)

Cette nouvelle adaptation en motion capture du livre de Rudyard Kipling se positionne sur un créneau plus adulte. Avec brio. Les personnages sont parfaitement campés avec ce qu'il faut d'étrangeté et de sauvagerie par un casting quatre étoiles (Cate Blanchett, Christian Bale, Benedict Cumberbatch). On regrettera simplement que le scénario ne creuse pas davantage les problématiques posés par une intrigue qui semble par moments aller un peu vite.

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Tiempo Compartido (Sebastian Hofmann, , 1h36)

Un couple avec un enfant se retrouve à devoir partager son appartement avec une autre famille dans un grand resort tenu par un étrange conglomérat. Paranoïa, coups bas… Derrière une façade bienveillante, la cohabitation s'avère des plus difficiles. Un drame prenant sur l'enfer de l'autre sous des dehors joliment grinçants et absurdes.

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Cam (Daniel Goldhaber, , 1h34)

Ce thriller malin tient parfaitement son intrigue de bout en bout autour d'une camgirl qui se fait piquer son compte par un mystérieux double. Fable futuriste rappelant l'univers dystopique de la série Black Mirror, cette production Blumhouse interroge au passage notre rapport à l'exhibitionnisme en ligne et le brouillage des frontières entre le réel et le virtuel. Un film efficace.

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Outlaw King - Le roi hors la loi (David Mackenzie, , 2h01)

En traitant d'un épisode de la vie de Robert Ier d'Écosse, le cinéaste David Mackenzie (Comancheria) semble venir marcher sur les pas d'un Game of Thrones : intrigue de cour – notre héros est contraint de se soumettre à la couronne d'Angleterre avant de devenir hors-la-loi –, longues marches à travers des paysages sublimes, violentes scènes de combat… L'ensemble est séduisant et diablement mis en scène. On regrettera simplement que les scènes d'action aussi réussies soient-elles prennent peu à peu le pas sur le reste des enjeux dramatiques.

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Ils m'aimeront quand je serai mort (Morgan Neville, , 1h38)

Accompagnant la sortie sur Netflix du dernier film d'Orson Welles, De l'autre côté du vent, ce documentaire signé Morgan Neville en raconte la genèse complexe qui le laissa inachevé à la mort du cinéaste en Récit touchant des quinze dernières années de la vie du réalisateur, qui dédia une grande partie de son énergie à l'aboutissement de ce projet, Ils m'aimeront quand je serai mort offre au passage quelques intéressantes clés de lecture autour du thème de la trahison ou du rapport de Welles à la sensualité.

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Remastered : Nixon & The Man in Black (Sara Dosa & Barbara Kopple, , 0h58)

Ce deuxième volet de la série documentaire Remastered revient sur le concert donné par Johnny Cash à la Maison-Blanche à l'invitation de Richard Nixon en Et interroge comment un des chanteurs les plus engagés socialement se retrouve-t-il aux côtés d'un chef de l'État conservateur qui en appelait dans ses discours à la majorité silencieuse. De l'instrumentalisation par Nixon de la musique country aux enfances contrariées qui liaient les deux hommes en passant par l'épineuse question de la guerre du Vietnam, le film évoque toute la complexité d'une page brouillée de l'histoire américaine et d'une figure essentielle de la musique du XXe siècle.

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Shirkers (Sandi Tan, , 1h37)

Ce documentaire de la réalisatrice singapourienne Sandi Tan raconte un épisode douloureux de sa jeune carrière, plus de quinze années plus tôt. Alors adolescente, elle écrit le scénario du film Shirkers, le tout premier road movie indépendant tourné dans cette petite république. Aidée de sa meilleure amie et de son mentor américain, Georges Cardona, qui joue le réalisateur pour les circonstances, elle vit enfin son rêve de cinéma. Au prix de toutes ses économies. Mais une fois le tournage fini, Cardona lui révèle qu'un souci de pellicule entache toutes les bobines. Le début d'un long mystère qui mettra des années à être résolu. Particulièrement touchant, ce documentaire fascine par la personnalité trouble de sa figure centrale et ce qu'il ressucite d'un puissant désir de cinéma et d'un passé aujourd'hui englouti.

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Been So Long (Tinge Krishnan, , 1h40)

Il vient de sortir de prison. Elle est jeune mère célibataire. Leurs chemins n'auraient pas dû se croiser mais voilà qu'ils se retrouvent un soir dans le même bar à Camden. Le début d'un attachement rendu compliqué par le poids du passé de chacun. Cette comédie musicale britannique chantée non dansée, au cast attachant, bénéficie d'une bande son réussie mêlant ballades amoureuses et excursions soul ou hip-hop. Son souci sincère des personnages lui permet même d'échapper à certains archétypes du genre.

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The Night Comes for us (Timo Tjahjanto, , 2h)

Ce film d'action indonésien suit l'histoire d'un tueur d'élite qui, un jour, renonce à servir la bande de gangsters qui l'employait. Menacé de mort, il peut compter sur l'aide inattendue d'une jeune femme qu'il a épargné sur une plage quelques années plus tôt. Cette suite de scènes musclées menées tambour battant avec une esthétique léchée se regarde avec un plaisir assez jubilatoire pour peu qu'on soit sensible aux genres et aux héroïnes badass. Une bonne surprise.

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Le Bon Apôtre (Gareth Evans, , 2h10)

De tous les récents films de série B mis en ligne par Netflix, c'est sans doute le plus convaincant. En soignant à la fois ses personnages et sa trame de thriller avant de débrider son imagination sanglante, Gareth Evans livre un long métrage parfaitement haletant autour d'un homme qui s'infiltre au cœur d'une mystérieuse secte pour récupérer sa sœur qui a été kidnappée. L'imagerie horrifique, soutenue par un casting solide (Dan Stevens, Michael Sheen), est suffisamment étrange pour fasciner.

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Un 22 Juillet (Paul Greengrass, , 2h25)

Après Bloody Sunday sur la répression sanglante d'une manifestation à Derry en Irlande du nord et Vol 93 autour des événements du 11 septembre , le cinéaste Paul Greengrass s'intéresse ici à une troisième tragédie moderne : les attentats d'Oslo et d'Utøya qui en ont fait 77 morts. Le film reconstitue le drame dans une première partie où le réalisateur fait à nouveau preuve d'une sécheresse exemplaire. Puis le propos s'étiole un petit peu en suivant en parallèle la préparation de la défense d'Anders Behring Breivik, dont les avocats souhaitent dans un premier qu'il plaide à la folie avant que lui-même ne décide d'assumer la charge politique de ses actes, et la lente convalescence d'une des victimes touchée à la tête, traumatisée. Un 22 juillet n'en reste pas moins un film fort sur le défi posé par ces éruptions sanglantes de haine sur nos démocraties comme dans nos vies intimes.

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Quincy (Rashida Jones et Alan Hicks, , 2h04)

Ce touchant documentaire coréalisé par une des filles du célèbre compositeur et producteur s'attache à retracer son parcours exceptionnel. Né dans une famille populaire d'une mère atteint de troubles mentaux, Quincy Jones trouve vite le salut dans la musique pour laquelle il montre de vraies prédispositions. Compositeur novateur mêlant des influences jazz et pop, il ouvrira de nombreuses portes aux musiciens afro-américains jusqu'à produire les albums solo qui feront de Michael Jackson la plus grande star de la fin des années Riche de nombreuses archives et anecdotes personnelles, le film peine par moments à trouver la distance juste qui l'éloignerait totalement de l'hagiographie.

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Une femme de tête (Haifaa Al Mansour, , 1h38)

Quelques semaines après I Feel Pretty, Une femme de tête vient enfoncer le clou de la comédie au message « body positive ». Soit ici l'histoire de Violet, une publicitaire dont la vie en apparence parfaite vacille le jour où son petit ami lui offre un chien à son anniversaire là où elle s'attendait à une demande en mariage. De fil en aiguille, c'est toute son existence qui se retrouve remise en cause, symbolisée par de multiples changements de coiffure qui chapitrent le film. Si certains développements sont attendus, le ton est enlevé, l'interprétation de Sanaa Lathan touchante et le propos incitant les femmes à délaisser le culte de la perfection pour mieux s'accepter soi-même toujours d'actualité.

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Roe v Wade : la véritable histoire de l'avortement (Ricki Stern et Anne Sundberg, , 1h39)

Le titre français est trompeur. Pour comprendre le véritable enjeu de ce documentaire, mieux vaut donc se référer au titre original : Reversing Roe. Il ne s'agit pas de refaire l'histoire de cet arrêt historique de la Cour suprême qui légalisa l'avortement, mais au contraire de mettre en lumière la vaste opération de la droite conservatrice américaine pour parvenir à renverser la décision et en attendant à fragiliser toutes les possibilités offertes aux femmes d'avoir le choix. Ainsi, dans de plus en plus d'États à majorité républicaine, il n'y a plus qu'un seul établissement qui pratique l'avortement. Et le point de bascule à la Cour suprême n'est plus loin. Roe v Wade est porteur d'une incitation à se mobiliser pour défendre un acquis bien fragile.

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Sur ma peau (Alessio Cremonini, , 1h40)

Inspiré d'un faits divers, ce long métrage italien tient tout entier sur un coup de force scénaristique. Incarcéré en prison pour une affaire de stupéfiants, le personnage principal est ensuite baladé de commissariats en hopitaux en tribunaux le corps de plus en plus malmené sans que l'on ne voie jamais l'origine des coups. Une dénonciation puissante du silence de plomb qui pèse sur les violences policières et carcérales.

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Les Lois de la thermodynamique (Mateo Gil, , 1h40)

On est très très loin de l'intelligence et la grâce du Mon oncle d'Amérique d'Alain Resnais bien sûr, mais Les Lois de la thermodynamique joue avec un amusement certain de la confrontation d'observations scientifiques et de nos comportements amoureux. Manière pour le cinéaste espagnol Mateo Gil de décaler un peu les codes de la comédie romantique sans jamais s'en détourner tout à fait.

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Big Fish & Begonia (Xuan Liang, , 1h45)

Riche d'un imaginaire foisonnant qui n'est pas sans rappeler l'univers Ghibli (mais sans la magie d'un Miyazaki), Big Fish & Begonia s'attache aux mésaventures d'un être céleste sauvé par un humain qui tâche ensuite de lui rendre la pareille. Visuellement très réussi, le film pèche par une caractérisation un peu limitée pour finalement toucher grâce à la complexité des liens qui unissent les différents personnages pris dans une quête spirituelle presque mélancolique.

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Flavors of Youth (Jiaoshou, Haoling Li et Yoshitaka Takeuchi, , 1h14)

Cette suite de trois courts/moyens métrage d'animations, produite par le studio à qui l'on doit Your Name, a en sa faveur que chacun des films est meilleur que celui qui précède. Cette gradation nous emmène donc des souvenirs que fait remonter un plat de nouilles à la délicatesse d'un amour adolescent en passant par les tourments d'une mannequin vieillissante. Des histoires chinoises empreintes d'une forte nostalgie pour la jeunesse qui visent d'abord à reconnecter nos personnages au présent et aux êtres aimés qui les entourent. Un message universel.

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Tel père (Lauren Miller Rogen, , 1h43)

Il y a des partitions rebattues qu'on a dû plaisir à réentendre. Cette comédie signée Lauren Miller Roger déroule un air bien connu, soit les retrouvailles de Rachel, executive woman rivée à son écran, et de son père qui l'avait abandonnée vingt-six ans plus tôt. De passage à New York, celui-ci assiste incognito au mariage de sa fille et la voit se faire planter à l'autel par son fiancé. Une nuit d'ivresse plus tard, les voilà tous les deux partis en croisière pour ce qui aurait dû être un voyage de lune de miel. De ce pitch, on imagine sans difficulté la suite bien sûr, mais le tout est écrit et filmé avec suffisamment de tendresse pour rendre nos deux personnages non seulement attachants mais aussi émouvants. Le résultat surtout d'un casting de choix tant Kristen Bell (The Good Place) et Kelsey Grammer (Boss) tiennent parfaitement leur rôle.

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Les Blessures de la médecine (Kirby Dick et Amy Ziering, , 1h40)

Ce documentaire à charge livre un constat très inquiétant sur les instances de la régulation de la médecine américaine. Kirby Dick et Amy Ziering se sont penchés sur le secteur très lucratif des nouvelles technologies médicales (machines, matériaux, procédures). Et si l'on a tendance à associer avancées techniques et progrès, le domaine de la santé exige quelques précautions qui ne sont pas respectées. Les exemples sont nombreux, fournis, avec des conséquences désastreuses pour des milliers de personnes, des femmes bien souvent, dont on ignore ou minimise la souffrance. Dans une des scènes les plus fortes du film, les membres de la commission d'approbation de mise en vente d'une procédure qui se révèlera potentiellement néfaste s'interrogent sur ce qu'il se passerait si, dix années après leur autorisation, on venait leur dire qu'il y avait de graves effets secondaires. Puis ils se mettent à rire.

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I Feel Pretty (Abby Kohn et Marc Silverstein, , 1h50)

Parfait véhicule pour la comédienne Amy Schumer, I Feel Pretty dresse le portrait d'une jeune femme mal dans sa peau qui, à la suite d'un choc à la tête, s'imagine devenue mince et belle. Sa vie prend alors un tour inattendu. Aidée de seconds rôles savoureux, cette comédie vaut surtout pour la force de son message délivré ici avec beaucoup de sensibilité et d'intelligence à défaut de déclencher les rires à répétition.

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Zoe (Drake Doremus, , 1h44)

Les humains seront-ils amenés à vivre un jour des histoires d'amour avec des machines ? Avec son nouveau film Zoe – distribué par Amazon Prime aux États-Unis, mais Netflix en France —, Drake Doremus adresse cette épineuse question à travers l'attachement naissant qui unit l'inventeur Cole (Ewan McGregor) à son premier prototype d'être synthétique évolué, Zoe (Lea Seydoux). Mais l'amour peut-il réellement surmonter une telle différence ? Ce drame intimiste porté par une performance très convaincante de la comédienne française est l'occasion d'interroger en creux ce manque, cette incomplétude qui caractérisent notre humanité. Et dont pourrait bien s'affubler à l'avenir aussi les intelligences artificielles.

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Calibre (Matt Palmer, , 1h41)

Un futur père de famille et son meilleur ami partent un week-end faire la fête et chasser dans un coin paumé des Highlands en Écosse. Mais pour eux, rien ne se passera comme prévu. Sur cette trame minimaliste, Matt Palmer construit un récit sobre et prenant par sa charge tragique mettant en scène la tension grandissante entre citadins aisés et habitants revanchards d'une petite communauté reculée. Un premier film, difficile par endroits, mais prometteur.

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La Part obscure (Anthony Byrne, , 1h40)

Une élégance toute britannique. Ce thriller signé Anthony Byrne, un réalisateur né en Irlande qui a fait essentiellement ses armes à la télé (on lui doit cette année cinq épisodes de la saison 5 de Peaky Blinders), a tout du travail soigné depuis l'écriture jusqu'à la mise en scène en passant par le jeu des acteurs, Natalie Dormer en tête. La comédienne aperçue dans Game of Thrones incarne ici une pianiste aveugle qui entend sa voisine du dessus se défenestrer à la suite d'une dispute. Quelques instants plus tôt, la victime lui avait confié une mystérieuse clé USB qui pourrait la mettre en danger. Des rebondissements travaillés et un fond historique impliquant une page sombre de l'histoire européenne achèvent de faire de cette Part obscure un divertissement parfaitement recommandable.

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Petits coups montés (Claire Scanlon, , 1h45)

Cette nouvelle comédie romantique Netflix est un éloge de l'alchimie. Ce petit quelque chose qui sans qu'on sache bien pourquoi efface les petits défauts comme par magie. Non seulement la thématique est au cœur de cette histoire de deux assistants débordés qui décident de caser leurs patrons pour avoir un peu la paix, elle insuffle aussi le charme néo-classique de ce film signé Claire Scanlon pour lequel le constat s'impose : ça fonctionne. Rythme, punchline, musique, interprétation (Zoey Deutch est rayonnante)… Tout concorde ici avec une légèreté bienvenue vers une relecture à peine modernisée (patronat plus inclusif, fraîcheur des dialogues…) des canons du genre jusqu'à inclure certains poncifs (le meilleur ami gay). Mais s'il y a quelque chose qu'il faut pardonner en amour, ce sont bien les petits défauts.

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Alex Strangelove (Craig Johnson, , 1h40)

L'engagement de Netflix sur les problématiques LGBT n'est aujourd'hui plus à démontrer. Il est même étonnant que la plateforme ait été devancée en la matière sur le terrain de la comédie romantique par Love, Simon, attendu ici dans les salles le 27 juin prochain. Dans Alex Strangelove, il est donc question de désir, de sexualité, mais aussi d'orientation, le personnage principal, Alex Truelove (Daniel Doheny), se trouvant attiré par Elliott (superbe Antonio Marziale) au moment même où il doit passer à l'acte avec sa petite amie Claire (Madeline Weinstein, sans rapport avec Harvey). Dans la lignée des teen comédies Apatow, les personnages sont regardés avec une juste distance, l'humour se veut gras sans trop faire tache et la thématique traitée avec beaucoup de fraîcheur et de sensibilité. Bref, tout ceci se regarde avec beaucoup de sympathie.

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Anon (Andrew Niccol, , 1h40)

Il y a vingt ans, Andrew Niccol mettait en scène Bienvenue à Gattaca, une dystopie glaçante illustrant le rôle disrupteur que pourrait tenir à l'avenir la génétique pour l'humanité. Anon en est une forme de déclinaison moderne sur un autre grand sujet d'inquiétude contemporain : l'archivage et l'utilisation des data. Dans ce nouvel univers, chaque information nous concernant, chaque instant est enregistré et stocké en format écrit ou vidéo sur un serveur accessible partout. Mais voilà qu'une hackeuse (Amanda Seyfried) parvient à pénétrer le système et altérer des données de certains clients, parfois en temps réel moyennant finance. Un policier (Clive Owen) est alors chargé de l'approcher. Si le film n'a pas la finesse d'écriture de son illustre prédécesseur, il se démarque par un univers visuel captivant autour de la réalité augmenté et un discours appuyé de défense du droit à la vie privée sans conditions qu'il est sans doute urgent de rappeler.

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Mercury 13 (David Sington et Heather Walsh, , 1h19)

Cet article sera régulièrement mis à jour au gré du calendrier de diffusion de nouveaux films dits «Original Netflix».

À lire en parallèle, ma longue analyse du cinéma selon Netflix, cliquez ici.


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