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Volver almodovar

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Volver. Espagne, Réal., scén., et dialogues : Pedro Almodo¬ var. Avec Penelope Cruz, Carmen Maura, Lola Duenas, Blanca Por-tillo, Yoana Cobo, Chus Lam-preave

Comment résister à la fascina¬ tion de ce film ? De la provocation au temps de la Movida, au retour à l'en¬ fance dans La Mauvaise Education et Volver, Almodovar construit un univers spécifique ancré dans la chair du monde et ouvert sur l'imaginaire.

Volver (Revenir) résonne des échos des films précédents mais en les renouvelant et les approfondissant, comme des variations dans une par¬ tition musicale. Tout sur ma mère s'achevait sur un hommage «à tou¬ tes les mères », et Volver illustre cet hommage avec ses personnages fémi¬ nins extraordinaires de beauté, de drôlerie, de force d'âme, au-delà du bien et du mal. Tout a été dit sur Penelope Cruz, admirable de bout en bout, dont le personnage est nourri des images de Silvana Mangano (Riz Amer), Sophia Loren {Une Journée Particulière) et d'Anna Magnani, mais toutes, dans leur diversité, sont étonnantes. «Ce sont ces femmes-là qui m'inspirent et que j'aime filmer. Mais elles ont des qualités qu'on

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attribue en général aux hommes. Pour moi, l'héroïne par excellence, la femme qui fait naître la fiction, c'est celle qui lutte contre toutes les tem¬ pêtes de la vie. Les femmes que je mets en scène doivent, en fait, se comporter comme si elles étaient Indiana Jones », a déclaré Almodo¬ var. (in Télérama, n° ). Quant aux hommes ils sont vite éliminés dans ce dernier film.

La relation mère-fille est explo¬ rée de film en film. Ecoutons encore Almodovar : «S'il y a un élément clé dans mes films, c'est la maternité. La relation mère-fille est une relation compliquée par nature, alors que la relation grand-mère et petite-fille ne l'est pas. Il y a des mystères dans ce lien mère-fille, et c'est sans doute pour cela que j'y reviens. » Chus Lampreave (la vieille tante Paula) incarne dans La Fleur de mon secret la mère de Marisa Paredes (Leo) ; elle rappelle à sa fille comment elle l'a arrachée à la mort lorsqu'elle était un bébé moribond. L'amour/haine de Raimunda pour sa mère fait écho à la relation blessée de Becky (M. Pare¬ des) et Rebecca (V. Abril) dans Talons Aiguilles. Becky s'accuse de la mort de Manuel pour sauver sa fille, comme Raimunda prend sur elle le meurtre de Paco.

Le retour à l'enfance, c'est le retour à la mère, et aussi à sa pro¬ vince de la Mancha, ce paysage vide et immense que tous les artistes «machegos » peuplent de leurs rêves baroques. Voilà, le mot est lâché. Toute l'esthétique du cinéma d'Al¬ modovar est nourrie de l'art baroque du Siècle d'Or espagnol : exubérance des formes, vertige du mouvement perpétuel, mélange des genres, richesse des couleurs, confusion de la vie et de la mort, du réel et de l'ima¬ ginaire.

Lignes, formes et couleurs explosent dès le générique de Volver,

dans le décor multicolore encadrant les personnages comme dans une peinture. Ainsi la scène pathétique des retrouvailles entre Raimunda et sa mère se place devant un mur recouvert de tags bariolés. Les cou¬ leurs se marient ou s'opposent dans les vêtements des personnages. Elles ne cessent de bouger, de se déplacer, mues par une nécessité vitale, celle de trouver ou retrouver sa place.

La caméra bouge aussi sans cesse. Le travelling droite-gauche du premier plan, dans le cimetière où les femmes astiquent les tombes avec énergie, sous le vent de La Mancha -qui rend fou. . . -nous introduit bril¬ lamment dans le film, dans lequel plongées à la verticale, panorami¬ ques, échelles de plan contrastées, se succèdent sans relâche. Comme se succèdent parfois, d'un plan à l'au¬ tre, le mélodrame et le comique. A ce propos, la scène où Raimunda, pour la première fois, revoit sa mère qui était cachée sous le lit, est irrésisti¬ ble, comme l'est l'indice «parfumé » qui précède la rencontre.

Saisi par le vertige, la spectateur est amener à douter de ce qu'il voit et comprend. La narration se fait par fausses pistes, rebondissements, et l'issue est jusqu'au bout incertaine. Où est le vrai ? le faux ? La séquence caricaturale de télé-réalité est plus factice que le monde dans lequel on peut se demander si les morts peu¬ vent revenir. Et lorsque C. Maura regarde à la télévision Anna Magnani dans le Bellissima de Visconti, la fic¬ tion enrichit le réel que vivent ces femmes.

«La vie est un songe », le monde est un théâtre. Et le cinéma n'est-il pas l'art qui peut lui aussi jouer sur le réel et l'illusion ?

Et Almodovar est un grand artiste.


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