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The black adder

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Rowan Atkinson, alias Mister Bean, revient sur le petit écran avec l’une des sitcoms qui le rendirent célèbre au Royaume-Uni, Black Adder, chef-d’œuvre du genre, dans le droit fil des Monty Python. L’histoire de l’Angleterre devient le prétexte de délires verbaux et visuels totalement absurdes et hilarants. L‘histoire officielle tient absolument à ce qu’Henri VII […]

Rowan Atkinson, alias Mister Bean, revient sur le petit écran avec l'une des sitcoms qui le rendirent célèbre au Royaume-Uni, Black Adder, chef-d'œuvre du genre, dans le droit fil des Monty Python. L'histoire de l'Angleterre devient le prétexte de délires verbaux et visuels totalement absurdes et hilarants.
L'histoire officielle tient absolument à ce qu'Henri VII ait succédé à Richard III après la bataille de Bosworth Fields. Et selon Shakespeare, Richard était un prince félon qui, pour parvenir au pouvoir, avait assassiné ses deux neveux. Mais Rowan Atkinson oppose un démenti formel à ces contrevérités historiques : les deux petits princes eurent la vie sauve et l'un d'eux devint souverain sous le nom de Richard IV. Tel est le point de départ de cette Vipère noire (Black Adder), surnom que se donne le duc Edmund Edmund Edimbourg (Rowan Atkinson) de préférence à celui de Légume noir qu'il s'était d'abord trouvé Le reste est à l'avenant, c'est-à-dire complètement décalé, incohérent et peuplé de personnages en général bons pour l'asile. Les références et les pieds de nez au théâtre élisabéthain servent de fil conducteur : père despotique, mère abusive ou complaisante, fils dénaturé, traîtres en tout genre, tous les caractères passent à la moulinette de Rowan Atkinson qui a participé à l'écriture de cette série "historique".
Son personnage est à lui tout seul un condensé d'Hamlet, de divers Richard et autres princes. Il est en outre affublé de deux comparses, Percy et Baldrick, qui sont aussi stupides et sans scrupules que lui. Comme chez Shakespeare, les batailles se suivent et ne se ressemblent pas, les bains de sang sont fréquents et les retournements de situation deviennent la règle d'une cour en folie. Comme Shakespeare, mais le tragique en moins, évidemment.
Cette plongée dans le xve siècle dure en fait treize épisodes qui couvrent allégrement deux siècles d'histoire, à bien y regarder. Dans les onze épisodes suivants, Black Adder, après sa mort à la cour d'Elisabeth I, réapparaît sous les traits d'Edmund Black Adder, majordome du prince régent George de Galles Autre temps, autres mœurs, autre jeu de massacre, mais le ton reste identique.
C'est en , au Festival d'Edimbourg, que commença l'irrésistible ascension de Rowan Atkinson. Il y présente son premier one-man show, coécrit avec Richard Curtis. Mister Bean est né : le succès ne tardera pas à venir. Quinze ans plus tard, Curtis écrira Quatre mariages et un enterrement dans lequel Atkinson apparaît en prêtre bégayant. Et c'est le même Curtis qui vient de signer le scénario de Coup de foudre à Notting Hill. Mais ces deux films, trop gentils, trop standardisés, ne reflètent pas véritablement l'humour beaucoup plus absurde et iconoclaste des deux hommes. L'un des critiques du New York Times avait d'ailleurs un jour stigmatisé leur "humour de chiottes" ("toilet humour").
Or c'est peut-être le plus beau compliment que l'on puisse leur faire, quand on sait que de ce point de vue, comparé à celui d'un Laurent Gerra, par exemple, leur forme d'humour relève de la dentelle et de la finesse. Dans Black Adder, comme dans Mister Bean, les gags relèvent bien souvent de l'impolitiquement correct. C'est là que réside l'évidente filiation avec les Monty Python, sans qu'il soit pour autant nécessaire de parler de plagiat ou de remake plus ou moins inspiré. Les deux univers se ressemblent, mais ils ne se confondent pas. On y parle cru, dru et vert. On y gueule
plutôt, en vérité. Les hurlements des uns et des autres se répondent dans des dialogues qui reposent avant tout sur leur rapidité et leur efficacité. Dans une sitcom, tout est question de tempo. Et l'incontestable réussite de Black Adder tient pour partie à ce rythme effréné. Pas un temps mort, pas une seconde de répit, pas un moment où ne s'arrête la folie ambiante : avec Atkinson et Curtis, le train de l'histoire s'emballe une bonne fois pour toutes. A telle enseigne, d'ailleurs, que cette Vipère noire ne se raconte pas, ou si mal. Quant aux dialogues, difficile de les retranscrire en dehors de leur contexte : les répliques se succèdent avec, à chaque fois, suffisamment de trouvailles pour qu'on ne perde pas son temps à essayer de les retenir.
Black Adder, c'est l'instantané du rire. Et de fait, les Marx Brothers non plus ne sont pas loin. Les mythes anglais sont ainsi à la parade. Atkinson et Curtis ne respectent rien, ni le clergé, ni l'homosexualité, ni même, insulte suprême dans le pays fondateur de la SPA, les animaux. Si le personnage de Black Adder traverse les siècles à travers d'improbables filiations, c'est tout simplement qu'il est un condensé de tout ce qu'un Anglais de base peut penser de son propre pays et de son histoire. Il faut bien avouer que cette forme d'autodérision nous est relativement étrangère. Aucun "comique" français ne s'est ainsi amusé à parler de la France de Louis XIV par exemple, en prenant appui sur Molière pour dynamiter de l'intérieur cette mythologie. Ici, nous sommes manifestement paralysés entre les guignolades respectueuses d'un Guitry et les pantalonnades pitoyables d'un Jean Yanne. Seuls, peut-être, Les Nuls de l'époque d'or avaient tenté ce type d'approche. C'est la raison pour laquelle l'humour d'Atkinson fait mouche, même s'il nous parle d'une histoire qui n'est pas la nôtre. L'universalité de ses gags est d'autant plus forte qu'elle s'inscrit dans un univers qui est cependant éminemment exportable. On aurait donc envie de l'inviter à dynamiter ainsi les mythologies hexagonales, puisque nous sommes manifestement en panne de bouffon de ce genre.
Ce qui fait également tout le prix de cette sitcom, c'est le décalage profond qui existe entre elle et l'autre série culte, Mister Bean. Rowan Atkinson n'a jamais caché sa source d'inspiration principale : "J'avais 17 ans quand j'ai découvert Les Vacances de M. Hulot, de Jacques Tati. Plus tard, j'ai même eu la chance de le rencontrer. Cet homme m'a ouvert une fenêtre sur un monde comique et poétique dont je ne soupçonnais pas l'existence. Je suis tombé en arrêt devant cette forme si particulière de faire rire basée sur les effets visuels." Ainsi naquit le premier sketch d'Atkinson : dans une église, en plein office religieux, un homme lutte pour rester éveillé. Toute la scène se déroule sans un mot, uniquement fondée sur des gags visuels voire sonores, des attitudes, des mimiques. La filiation avec Tati est incontestable, même si l'on dénote déjà chez Atkinson un "mauvais goût" que n'aurait pas repris à son compte l'auteur de Jour de fête. Mais aucune parole, aucun dialogue ne viennent perturber les ressorts comiques exploités : le visuel, rien que le visuel. Tout a déjà été dit sur cette force particulière de Mister Bean. Dans ces conditions, l'humour devient effectivement mondial et la légende veut qu'après chaque prise Atkinson demande : "Est-ce que cela fera rire les Egyptiens ?" A voir les succès d'audience rencontrés par cette série dans les pays les plus divers, la question ne se pose même pas. Or, Black Adder explore d'emblée d'autres voies. Celles, peut-être moins exportables mais plus difficiles, du mélange des genres. Le comique visuel est toujours présent, et bien présent, mais il se double en permanence d'un comique du langage. Il convient, par parenthèse, de saluer comme il se doit la qualité du sous-titrage français qui trouve la plupart du temps avec bonheur les moyens de transcrire les jeux linguistiques d'Atkinson. Chaîne culturelle oblige, on a en effet échappé à la dure loi du doublage qui aurait inévitablement fait sombrer la version française dans d'insupportables exercices de transcription orale.
Quoi qu'il en soit, la verve de Curtis et d'Atkinson est inépuisable. Comme on l'a dit, ça fuse de toutes parts et sans répit. Et l'alliance du visuel et du sonore fonctionne sans discontinuer. Les deux se répondent, s'épaulent, rivalisent. Là réside toute la force de Black Adder, dans ce mélange de deux genres comiques réputés inconciliables. Plutôt que d'incompatibilité, il faudrait parler de paresse : la plupart du temps, les auteurs qui tablent sur le visuel délaissent les dialogues, et inversement. Ici, tout est fait pour que l'alchimie s'opère. Les deux auteurs veillent sans cesse à l'équilibre des gags. Dans une même scène, on passe de l'un à l'autre sans effort, comme s'il s'agissait de prouver que l'arroseur arrosé ne se suffit pas à lui-même et que l'on peut, fort justement, mourir (de rire) pour un bon mot, fût-il le plus mauvais d'entre tous. On l'aura compris, Black Adder doit être vu pour ce qu'il est : une vaste rigolade destinée à des adultes soucieux, à juste titre, de rester des enfants.


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